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De nouvelles images du début du XXe siècle


Alberto Santos-Dumont a bien été filmé au début du XXe siècle lors de ses premiers exploits. Parmi eux, il y a 110 ans, le record du monde du plus court décollage (70 mètres), ou bien encore le plus long vol avec une surcharge (de 20 kg). Décollage de Saint-Cyr, direction Guyancourt et retour sans encombre au terrain d’aviation de Saint-Cyr où des centaines de personnes l’acclament. Malgré cette surcharge, la Demoiselle s’est élevée à une trentaine de mètres du sol. D’autres records sont encore à célébrer dans les prochains jours. Surveiller nos réseaux sociaux. En attendant, vous pouvez visionner les rares images de la Demoiselle en 1909.

« J’ai touché la main du pilote ! » À 115 ans, sœur André livre un témoignage rare des fêtes de l’aviation à Saint-Hippolyte-du-Fort


La doyenne des Européens se souvient de l’irruption de la « modernité ». L’arrivée de l’électricité, l’automobile, l’aviation, mais aussi des deux guerres mondiales. Habitante de Cros, elle se souvient des premiers meetings aériens aux portes des Cévennes. Avec émotion, le Club Aéro des Garrigues est allé à sa rencontre à Toulon.


Elle était présente en ce mois de juin 1912 ! Du haut de ses huit ans, Lucille Randon avait enfourché un vélo avec son grand frère pour aller assister au premier meeting aérien sur l’aérodrome des Batailles à Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard), « c’était monumental ». Elle se souvient de la foule des grands jours, des feux d’artifice, et surtout d’avoir pu serrer la main du pilote. Était-ce celle de Paul Hanouille, champion du monde, aux commandes de son Blériot XI type traversée de la Manche ? Était-ce celle de René Duval, pilote hors pair du Caudron type G2, un biplan introduit dans les escadrilles françaises d’observation à la fin de 1914 ? « Jétais une petite fille et cela l’a amusé de me voir partir sur ma bicyclette », se remémore sœur André.

La fièvre aéronautique…


Les exploits de Blériot, Santos-Dumont suscitent un véritable engouement. Si à Saint-Hippolyte-du-Fort, le Comité d’aviation des Cévennes voit le jour sous la présidence de Maître Élie Coularou, à Cros, de jeunes adolescents rêvent aussi de s’envoler. Sa première expérience aux commandes d’un aéroplane, Sœur André la fait dans son village à Cros. « J’en garde encore la cicatrice » raconte-t-elle sourire aux lèvres. Des adolescents du village avaient organisé une loterie avec tous les objets qu’ils avaient pu ramasser. L’argent récolté leur avait permis d’aller acheter un moteur à Saint-Étienne pour construire un avion. Une réplique construite également à l’aide des pièces du cheval mécanique et de draps de sa grand-mère pour l’entoilage des ailes. La réplique était néanmoins trop petite pour accueillir les adolescents. « Ils m’ont mis à la place du pilote, avant de pousser l’avion en haut de la place publique pour qu’il prenne son envol dans la descente. Mais en fait d’envol, l’avion a fait des tours et des retours et moi je hurlais », raconte sœur André. Il faut dire que le moteur vrombissant lui laissa une cicatrice sur la jambe. « Je suis allé échouer à la forge. Oui j’ai été aviatrice » déclare-t-elle avec humour !


Copilote après-guerre


Le temps de l’innocence est passé. L’action se déroule au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Sœur André accompagne une sœur infirmière à Orly. Fort de ses connaissances, celle-ci lui propose de faire un baptême aérien. Un pilote qui venait de larguer des parachutistes les prend finalement à bord. « C’était un gros appareil ». Sœur André se retrouve coincée dans un cockpit à la place du copilote « Je me suis cogné la tête, car ce n’était vraiment pas grand. Nous avons décollé… et je me suis régalé. Aujourd’hui je peux dire que j’ai fait de l’avion ».


les 110 ans du premier salon aéronautique


Le 25 septembre 1909, le premier salon aéronautique est inauguré par le président de la République au Grand Palais. Le Blériot XI, fraichement auréolé de sa traversée de la Manche, et la Demoiselle, avec laquelle Santos-Dumont vient d’homologuer de nouveaux records, en sont les vedettes. La foule des grands jours est au rendez-vous.


Alors que le musée de l’air et l’espace du Bourget fête, ce dimanche 29 septembre, son centenaire, n’oublions pas que le Salon du Bourget est né… au Grand Palais. Il y a 110 ans, jour pour jour, Armand Fallières, président de la République inaugure le premier salon de l’aéronautique, intitulée alors « Exposition internationale de la locomotion aérienne ». Plus de 135 exposants et des milliers de personnes sont réunis pour trois semaines d’enthousiasme.


Les plus grands noms de l’histoire aéronautique


L’incontestable vedette de ce salon est le Blériot XI. Deux mois auparavant, Louis Blériot a gravé son nom dans l’histoire aéronautique en réussissant la première traversée de la Manche. Un exploit dont le retentissement mondial assure au pilote et à son appareil une véritable renommée. Mais d’autres « aéroplanes » suscitent également la curiosité. « Il a fallu un service d’agents de la force publique pour contenir la mer des visiteurs autour des bouts de bois et de toiles sur lesquels Wright a joué à l’oiseau ! » écrit le critique Louis Baudry de Saunier.


Le Demoiselle attire tous les regards


Parmi les stands qui attirent la foule des grands jours, celui de Clément-Bayard ne démérite pas. Aux côtés du biplan Clément, les visiteurs peuvent admirer une bien frêle machine initialement construite en bambou d’Anduze : la Demoiselle. Il y a quelques jours encore, son pilote, Alberto Santos-Dumont, avait homologué plusieurs records : distance de décollage, poids embarqué… « Au stand Clément, le Président de la République s’est longuement entretenu avec Santos-Dumont » écrit Frantz-Reichel dans les colonnes du Figaro, le 26 septembre 1909.



Le public ne le sait pas encore, mais Santos-Dumont ne volera plus. Souffrant d’une sclérose en plaques, il apprend qu’il peut constituer un danger pour les autres aux commandes de son appareil. Pour satisfaire une clientèle toujours plus nombreuse, il donne les droits sur la fabrication de l’aéroplane à plusieurs industriels, et notamment au premier d’entre eux, Clément-Bayard, qui l’a toujours soutenu en lui vendant, entretenant et réparant ses moteurs. C’est ainsi que l’industriel modernisa et construisit de nombreux modèles de la Demoiselle.


prochaines sorties

Prochaine sortie envisagée mais non confirmée : Issoire
 

Bessèges : 3 août 2019

un « time-lapse » du montage du Blériot : 1 photo toutes les minutes
… et le démontage en fin de journée

participation au Fly in LFBK, Saint Yan : 15 juin 2019

Notre Blériot XI est parti en ballade du cóté de Paray-le-Monial, invité à une rencontre des pilotes Air-France organisée par Béatrice de Raynal, membre du Club Aéro des Garrigues.
Samedi soir, tous les invités ont interrompu le dîner pour aller voir le P6 décoller au couchant : son pilote Jean-Baptiste BERGER nous a offert un ballet, ce fut un moment magique ^^